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L’île de LIFOU

Nouvelle île, nouveau décor de carte postale !

L’île de LIFOU est la plus grande des iles Loyautés et aussi la plus peuplée. Elle regorge de baies aux eaux cristallines. Très peu de touristes s’y aventurent ! Ils ne savent pas ce qu’il manque.

Pour s’y rendre, 2 possibilités : soit en avion avec Air Calédonie ou bien en bateau avec le Betico 2. Même principe que pour l’île des pins. Gare aux surplus de bagages : pas plus de 12 kilos par adulte et 5 kilos par enfant.

Nous décidons de loger dans une tribu. Sur Lifou, c’est le moyen de logement le plus populaire. Nous pensions également que ça serait un bon moyen pour découvrir le mode de vie des Kanak.

Nous arrivons donc chez Marie Claudine et Théophile, le boulanger. Ils nous accueillent dans leur jardin tropical nommé « Au cœur de Lito ». Il y a 2 paillotes et d’une case traditionnelle. Les sanitaires sont en commun et Marie Claudine nous donne accès à sa cuisine. Halleluya !

Le soir de notre arrivée, les 2 paillotes sont occupées donc elle nous propose de dormir dans la case, avec des matelas au sol. Sur le principe, ça ne nous dérange pas de dormir au sol. Les matelas sont confortables. En revanche, une odeur tenace de feu de bois aura raison de nous. Impossible de fermer l’œil. Nous suffoquons ! Mila réussit à dormir tant bien que mal… mais nous, le mal de tête nous gagne. En effet, ils font le feu dans la case alors qu’il n’y a aucun moyen pour extraire les fumées nocives !! imaginez la pollution. Ça aura été l’expérience la plus roots que nous avons fait subir à Mila depuis le début. Le lendemain, nous prenons place dans une paillote, certes sommaire, mais qui ne sent pas autant le feu de bois ! C’est plus respirable.

Cet accueil en tribu nous aura permis d’expérimenter un retour à l’essentiel, loin des réseaux sociaux et des stimulations de notre société de consommation. Seuls les besoins primaires sont assouvis. Nous vivons à l’heure du soleil. Et ça fait sacrément du bien !

Tous les soirs, nous assistons à un spectacle naturel : le ciel étoilé et la voie lactée nous offre toute leur beauté. Cette sensation de ne faire qu’un nous a rarement autant frôlés. Aucun mot ne peut décrire ces expériences de vie.

Le confort est sommaire et la propreté vraiment un concept mais nous apprécions ce retour à la vie proche de la nature. On entend les poules, les coqs, les cochons. Le chaton de la maison nous a adopté et notre petite exploratrice s’en est fait un copain à chaque repas. La vie est simple, douce, paisible.

Les plages sont époustouflantes. Notre préférée est celle de Peng, située dans la baie de Santal.  Pour y accéder, il faut traverser une forêt tropicale. La plage est presque déserte à chaque fois que nous y venons. Le bonheur à l’état pur !

« Au cœur de Lito » étant situé au centre de l’ile de lifou, il est donc facile de rejoindre le nord et le sud de l’île. Nous partons en excursion une journée, direction la côte sud-est de l’île. Il faut compter 50 minutes de voiture depuis notre gîte. La seule route possible nous fait traverser parmi des tribus isolées. Ici, tout le monde se dit bonjour en se faisant un signe de la main. C’est convivial.

Arrivés à Xodre, c’est la fin de la route ! A peine le moteur éteint, Pierre se présente et nous demande 1000 francs pacifique pour visiter les lieux.« Hein ? Kekidit le monsieur ? La nature est payante maintenant ? » Il nous propose de venir voir son compagnon « le crabe de cocotiers » qui végète au fond d’un tonneau en attendant le pigeon qui le fera sortir de sa prison en plastique. Bref,on passe à la caisse. Mais malheureusement, la balade n’a rien d’extraordinaire.

Il est midi et nos estomacs nous amènent au restaurant « Tamanou beach ». L’accueil se limite à un « C’est pour manger » lancé avec un air de « Tu me déranges !« . Cela ne laissait présager rien de bon. Mais les options ne sont pas nombreuses dans cette zone paradisiaque. Nous prenons donc place à une table, tellement près des voisins que l’on aurait pu croire être venus ensemble. Chacun s’abreuve du même cocktail de fruits (un tiers industriel, un tiers eau) ou de la fameuse bière One, servie à peine fraîche. Choisir son plat n’est pas une option dans cette gargote. En effet, c’est plat unique pour tout le monde. Et nous découvrons ce que nous allons manger au moment où les assiettes arrivent. 3 petits morceaux de poissons servis avec un accompagnement de légumes et du riz feront office de plat. En dessert, ça sera une petite salade de fruits (boîte ou local, difficile à dire) le tout pour la modique sommes de 6300 francs ! Sans compter que Mila n’existait pas à leurs yeux, elle a juste eu le droit de manger dans nos assiettes. Bref, le rapport qualité prix est vraiment mauvais… Fuyez cette adresse et préférez un bon pique nique fait maison.

Petit conseil aux voyageurs en Nouvelle Calédonie : fuyez les restaurants… le rapport qualité prix est vraiment décevant. Tout est hyper cher et même les mets les plus délicats tels que les langoustes ne sont pas bien cuisinées. Sachez que la gastronomie n’est pas un point saillant de la Calédonie et que les prix pratiqués sont délirants au vu de la qualité.

A quelques kilomètres de là, nous nous arrêtons sur la plage de Luëngoni qui est vraiment très jolie aussi. Seulement, sur la côte est de l’île, les vagues sont plus nombreuses. Le sable ressemble à de la farine blanche. La chaleur de ce début d’après midi nous pousse tout droit dans ce lagon bleu turquoise. Le bonheur !

En prévision de l’apéro, nous nous arrêtons au seul supermarché digne de ce nom (Korail, un partenaire Intermarché) pour acheter quelques bières locales, la number one.

Deuxième escapade cette fois en direction du nord est de l’île… direction Xenepehe. La piscine naturelle est un joli spot de snorkeling balisé. Une belle balade à faire équipé de son masque, tuba et de ses palmes. En revanche, ce spot n’est pas adapté pour venir avec un enfant. Nous prenons donc la direction de Notre dame de Lourdes, une petite église avec une vue panoramique sur la baie de Santal d’un côté et la piscine naturelle de l’autre. Ça grimpe mais ça vaut vraiment le détour.

Ensuite, nous avons lu qu’il ne fallait pas quitter l’île de Lifou sans faire un tour à la plage de Kiki. Seulement, elle semble inaccessible et maps.me ne trouve pas l’itinéraire. Nous demandons donc à un kanak sur son vélo avec sa machette dans le sac à dos ! Il nous indique le lieu pour nous garer, de laisser le fameux « pourboire » de 1000 francs dans une boite et il omet de nous indiquer la belle randonnée pour accéder à cette plage de toute beauté. Nous partons donc en tongs et sans le porte bébé. Quelle erreur ! Nous voilà embarqués sur un petit chemin jonché de rochers coupants comme des rasoirs, dans une jungle verdoyante. Fabrice porte Mila à bout de bras pendant au moins 45 minutes. Ca nous parait interminable. Certains passages sont bien pentus et demandent une certaine forme physique. La plage de kiki se mérite et pour cause… elle est une pure merveille de la nature. Isolée comme elle est, peu de candidats s’y aventurent… Halleluya ! Nous avons bien mérité notre petit plongeon dans cette eau turquoise. Dans les falaises qui entourent la plage, nous apercevons des grottes. On s’imagine au temps préhistorique. Quel super moment.

En revanche, il est déjà tard et la nuit tombe vers 18h15. Il ne faut pas tarder à reprendre le chemin du retour pour ne pas se retrouver à randonner dans la jungle de nuit. Encore une magnifique journée et de belles découvertes.

En résumé de cette semaine passée sur l’île de Lifou, nous avons adoré vivre au rythme de la nature, nous baigner dans des eaux cristallines, et vivre dans des paysages de cartes postales. C’est un vrai paradis ! Dur d’en partir…

Direction maintenant Grande Terre pour encore 10 jours en Nouvelle Calédonie.

A bientôt les explorateurs.

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