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Un petit tour sur Grande Terre en Nouvelle Calédonie

Des plages de sable blanc, totalement immaculé. Des eaux cristallines avec des dégradés de couleurs allant du blanc au bleu foncé. Des traditions coutumières encore bien présentes. Bref, la Nouvelle Calédonie est un rêve à portée de vol depuis la Nouvelle Zélande ! Seulement, 2h45 de vol sépare Auckland de Nouméa. Etre si près et ne pas s’y balader aurait été dommage.

Entourée par une barrière de corail, la Nouvelle Calédonie fait partie du plus grand lagon du monde. D’ailleurs, depuis 2008, tous les lagons calédoniens ont été inscrits au patrimoine mondial de l’humanité. Intéressés par notre invitation au voyage ?

Allez hop, c’est parti pour 3 semaines de découverte de ce petit joyau perdu au milieu de l’océan pacifique.

Première escale : Nouméa le temps de 2 jours

Nous logeons chez Violaine et Gilles dans une jolie maison avec piscine et vue sur la mer. Le lieu est paradisiaque.

En revanche, dès notre arrivée à Nouméa, la tension est palpable. Après la Nouvelle Zélande où nous avons baigné dans un univers sécuritaire et propre, où la population est respectueuse de son environnement, nous revoilà au contact de murs tagués, de bandes qui traînent et qui nous dévisagent. Au premier abord, Nouméa ne respire par la sérénité et n’invite pas à la balade. De plus, tout est très cher. Nous déjeunons dans un restaurant près de la baie des citrons. Le rapport qualité prix est un des pires de notre voyage. En revanche, le bistrot « Chez toto » vaut vraiment le détour ! un petit air de Paris en plein milieu du Pacifique. Le temps d’un déjeuner, nous retrouvons nos repères de parisiens !

Retour sur Grande Terre

Après 2 semaines à sillonner les îles, celle des pins (notre article ici) et l’île de Lifou (ici), nous revoilà de retour à Nouméa. Nous repassons chez Violaine et Gilles qui ont eu la gentillesse de nous garder une partie de nos bagages ce qui nous a évité les frais d’excédents de bagages. Il faut savoir que les aéroports de Magenta et de La Tantouta ne disposent pas de consignes. Pour commencer notre petit périple sur Grande Terre, nous prenons la direction du Nord.

La côte est, le berceau de l’âme kanak

Dans cette région, la forêt humide abrite plus de 80% d’espèces endémiques. C’est juste époustouflant de beauté. La mer est magnifique mais n’invite pas autant à la baignade que sur les îles visitées précédemment. En effet, les plages sont jonchées de pierres noires qui font penser à des pierres volcaniques. Dans ce coin de la Calédonie, les baignades se font davantage dans les cascades dont les eaux venues de la montagne rafraîchissent bien.

Pour visiter le coin, nous avons décidé de loger à Koné à l’Eden appartel. C’est une belle surprise avec un excellent rapport qualité prix pour le pays. Nous avons un petit studio tout équipé, super propre.  

Direction Hienghène

Il nous faudra compter 45 minutes de voiture parmi une nature exubérante des plus belles pour traverser l’île d’Ouest en Est via la route Koné-Tiwaka. C’est un régal pour les yeux. La route est relativement belle et peu empruntée. Toutefois, attention à la conduite « sportive » des calédoniens qui se croient sur un circuit F1 alors que l’on est en pleine brousse.

Une fois arrivés à Hienghène, des cathédrales de roches noires surgissent du lagon bleu turquoise. C’est magnifique ! Depuis le point de vue aménagé un peu avant de descendre vers le village, il est possible d’observer les rochers célèbres dont celui de la Poule qui couve et celui du Sphinx. Une table d’orientation découpée dans l’acier permet de se situer dans le monde. 17 000 kilomètres nous séparent de la France ! Nous n’avons jamais été aussi loin.

Après une petite escale pour déjeuner à Hienghène, nous partons en direction de la cascade de Tao. Malheureusement pour nous, elle est fermée le jour de notre visite car les pluies récemment tombées rendent le site dangereux. Il parait que les eaux montent très vite dans la région.

Nous faisons donc demi-tour et reprenons le bac de la Ouaïeme. Seul moyen pour rejoindre ou quitter Hienghène depuis le Nord ! La traversée est gratuite et dure à peine 5 minutes. Une expérience insolite ! Cela nous permet d’expérimenter une remontée dans le temps quand les ponts n’existaient pas et le bac était le seul moyen pour traverser une rivière.

Dans cette zone de Grande Terre, les treks dans les forêts tropicales accompagnés d’un guide sont fortement conseillés. Il est également possible de séjourner dans une tribu pour y découvrir toutes les coutumes et traditions d’Océanie. Par manque de temps, nous ne l’avons pas fait.

Les coutumes Pour les kanak, « faire la coutume » est une façon d’entrer en relation avec un groupe d’individus à un moment et dans un contexte précis. Les rassemblements coutumiers marquent les temps forts de la vie sociale kanak tels que les mariages, les naissances, les enterrements. A cette occasion, de longs discours peuvent être prononcés. La généalogie et les histoires des familles concernées sont mis à l’honneur. Les objets traditionnels de la coutume sont les ignames, un tubercule sacré qui symbolise la virilité et l’honneur.

Le militantisme jusque sur les rond points !

Direction Bourail pour notre avant dernière étape Calédonienne

Nous logeons cette fois dans un bungalow très sommaire à Entre plage et rivière . Nous ne vous recommandons absolument pas ce lieu. C’est très cher pour la qualité du lieu. L’hygiène est douteuse et la propriétaire tout juste sympathique. Le seul avantage est la petite cuisine mise à disposition pour se faire ses repas. En revanche, amenez vos produits ménagers car c’est vraiment sale et rien est prévu pour nettoyer ! Ce lieu est situé non loin de la plage de la roche percée. Nous sommes assez déçus par la région de Bourail qui est conseillée comme étant une étape incontournable lors d’un passage en Calédonie.

La longue plage n’est pas très accueillante. Les vagues et les forts courants rendent la baignade interdite. La randonnée des 3 baies nous avaient été conseillés par la propriétaire du gite. Elle n’a pas dû la faire récemment car le sentier est dans un état déplorable. Les indications sont absentes ou bien cachées par une épaisse flore. Cette randonnée aurait pu être sympa car elle se fait le long du littoral et permet de visiter 3 plages , celle de la baie de la roche percée, celle de la baie des tortues et celle de la baie des amoureux.

La balade offre de jolis points de vue en hauteur. Nous vous déconseillons également de la faire, à moins d’être accompagnés par une personne qui sait où aller. Beaucoup de vagues sont présentes et on nous a dit que les requins étaient bien présents dans cette partie de l’île. Nous restons seulement 2 jours et heureusement car on s’y serait ennuyés plus longtemps.

Le grand sud, une nature rougeoyante atypique

Dans cette partie de l’île, la terre est rougeoyante. On se croirait dans le farwest. Avec le bleu du ciel et de la mer, le dégradé de vert des forêts omniprésentes, le paysage est vraiment atypique et différent du reste de la Calédonie. Cette région est réputée pour ces lacs et c’est aussi dans ce coin de l’île que l’on exploite le fameux nickel. De nombreuses mines ont été réouvertes récemment. L’état des routes en témoigne.

Balade à vélo dans le parc de la rivière bleue 

Au début de la balade !

Le Parc de la Rivière Bleue est une grande réserve créée en 1980 dans le but de protéger la flore et la faune de la Calédonie. Il est le refuge de plus de 600 cagous, un oiseau endémique qui ne vole pas. Saviez-vous que le Cagou est l’emblème de la Nouvelle Calédonie ? Pour les amateurs de plein air, le coin regorge d’activités : randonnées, VTT, canoë kayak, baignades dans la rivière… L’alternance de terre rouge aride et de végétation verdoyante, de lacs et rivières rend la balade des plus charmantes. Gare à vos habits parcontre… le rouge de la terre est une vraie teinture… nos habits se rappelleront de notre visite à jamais !

Le village de Prony, un ancien village de bagnardsLe village de Prony, un ancien village de bagnards

Prony a été au départ une exploitation forestière. En effet, la baie de Prony est relativement proche de Nouméa et possède une grande forêt de chênes de gomme et de kaoris.

Des prisonniers de droit commun ont été réquisitionnés sur le chantier. Ce camp de bagnard est vite devenu une administration pénitentiaire. Jusqu’à 300 prisonniers (des petits délinquants mais aussi des prisonniers politiques de la Commune de Paris) ont travaillé sur le chantier. L’histoire de Prony a été marquée par les abus de pouvoirs des surveillants et les sévices corporels à la limite de la torture.

Ce lieu est très chargé négativement… on ne s’y est pas senti bien du tout, même encore aujourd’hui ! Le pénitencier a heureusement fermé ses portes définitivement en 1911 et le village a été abandonné. C’est de 1956 à 1968 qu’il fut à nouveau habité mais cette fois par les travailleurs d’une mine de fer.

Et voilà, c’est déjà fini

Nous terminons nos 3 semaines de périple calédonien dans cette nature rougeoyante. Nous avons logé chez Anne Aurélie dans une petite maison très sympa que nous vous recommandons. Le couple est charmant et très accueillant

Direction le Japon !

Il existe un vol direct pour rejoindre notre prochaine destination : Kyoto ! Il faut compter à peu près 9 heures de vol depuis Nouméa.

Que notre (mauvaise) expérience puisse vous servir … Si un jour vous prenez un vol de nuit et que celui-ci se fait après minuit, pensez à aller à l’aéroport le jour d’avant 😉 ! En effet, nous n’avons pas fait attention à la date. Persuadés que notre avion décollait le 11 avril, nous y sommes allés le soir du 11… mais notre avion avait déjà décollé la nuit précédente ! Nous avons dû échanger nos billets, repayer un surplus non négligeable et changer notre destination d’arrivée. Direction Tokyo au lieu de Kyoto… Bref, il parait que cela arrive à beaucoup de voyageurs. Cela permet à Aircalin d’arrondir son chiffre d’affaires ! car rien n’est précisé sur le billet bien évidemment.

A bientôt les explorateurs pour suivre nos aventures au Japon !

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