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Nouvelle Zélande : l’île du Nord

Notre rêve devient réalité ! Nous touchons du doigt le but de notre grand voyage : visiter la Nouvelle Zélande. C’est parti pour 7 semaines à sillonner le pays de long en large et en travers !

Mila, t’en as pensé quoi de la Nouvelle Zélande ? J’ai adoré car on a rencontré plein de gentilles personnes chez qui on habitait. A chaque fois, ils me donnaient des jouets. On m’a offert des cadeaux et j’ai agrandi ma collection d’instruments de musique avec une flûte et une maracas. Je me suis baignée dans la mer et dans les lacs. J’ai fait pas mal de randonnées dans des endroits très jolis. J’ai découvert le fish and chips, c’est trop bon les frites ! J’ai rencontré plein de nouveaux animaux : des canards très curieux, des oiseaux trop rigolos, des vaches qui font meuuuuh, des moutons qui font bêêêê et des chats super câlins. J’ai même appris à faire le cri de la mouette !

Premier arrêt : Auckland et sa banlieue

Nous avons passé notre première semaine dans la jolie banlieue d’Auckland. Au programme, repos, balade et plages. Nous étions logés chez Julianna et Paul, un couple de pasteur sud-africain très sympathique. Leur lieu de vie avec des baies vitrées donnant sur une végétation magnifique nous a beaucoup inspirés. Le tout dans un calme olympien.

Auckland est la région la plus peuplée de toute la Nouvelle Zélande. En effet, plus d’un quart de la population de la Nouvelle Zélande y vit. Malgré tout, nous ne sentons pas l’oppression comme on peut la vivre à Paris. Ici, tout est dimensionné pour que les 1,5 millions d’habitants puissent y vivre paisiblement. Tout est tout de même relatif. C’est à Auckland que nous avons observé le plus de trafic routier. On y a quand même ressenti une certaine douceur de vivre. La ville étant construite en bord de mer, elle offre des conditions de vie agréables aux habitants. Nous avons adoré nous balader dans Ponsonby, un petit quartier typique dont les maisons datent du 19ème siècle. Il y règne un calme et une quiétude à 2 pas du centre.

Sinon, la marina d’Auckland est assez spectaculaire. Elle est remplie de centaines de milliers de bateaux de plaisance. En effet, Auckland est appelé « The city of Sails » (La cité des voiles). En effet, le nombre de bateaux par habitant est le plus élevé au monde. En même temps, on peut comprendre l’intérêt de posséder son bateau. Il y a dans les environs d’Auckland une multitude d’îles aux eaux translucides. Bref, nous avions un a priori sur cette grande mégalopole et avons été charmés par sa banlieue et sa douceur de vivre.

Direction Taupo et sa région montagneuse

Il nous faudra à peu près 3 heures et demi depuis Auckland pour rejoindre la charmante ville de Taupo, située au centre de l’île du nord. Nous avons logé chez Sandra et Chris, un couple très accueillant et chanceux. En effet, leur maison dispose d’une vue imprenable sur le lac Taupo. Quel bonheur de prendre ses repas avec un vue pareille. Encore une fois, nous avons été inspirés pour notre prochain lieu de vie.

Être proche d’une nature aussi généreuse offre des avantages certains…nombreux sentiers de randonnées et de cyclisme, nage, sports nautiques. En plus du lac, la ville de Taupo bénéficie de la proximité avec la rivière Waikato, la plus longue de Nouvelle Zélande (425 km). Les eaux de cette rivière sont d’une couleur incroyable. A un endroit précis, une source d’eau chaude venue des profondeurs de la terre se jette dans la rivière, offrant un contraste de chaleur surprenant. Ce lieu a l’avantage d’être gratuit et à 5 minutes du centre-ville en voiture.

Depuis ces sources d’eaux chaudes, nous avons longé la rivière Waikato pendant une bonne 1 heure, pour nous rendre aux Huka falls, une cascade de 11 mètres de haut dont le débit de 220 000 litres par seconde pourrait remplir en seulement 11 secondes une piscine olympique ! On se croirait dans le tambour d’une machine à laver tant ça brasse. La couleur de l’eau est magnifique.

Petit focus historique : Le lac Taupo s’est formé suite à une explosion volcanique au 2ème siècle, une des plus importantes de ces 5000 dernières années. Elle a tout balayé sur son passage. Le cratère ainsi formé est actuellement le lit du lac Taupo, le plus grand de Nouvelle Zélande (40 km de long pour 30 km de large).

Taupo jouit aussi de sa proximité avec le parc national Tongariro.  Il fut fondé en 1887 lorsqu’un chef Maori a offert la plupart des terres (80 hectares) au gouvernement en échange de la promesse d’en faire un parc protégé. Il est depuis les années 1990 classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Et pour cause, les paysages volcaniques et lunaires sont d’une beauté incroyable. Ce n’est pas un hasard si les scènes du Mordor dans « Le Seigneur des Anneaux » furent tournées dans ce décor. Ce parc est un paradis pour les randonneurs. Depuis Whakapapa village, situé en plein centre du parc, on peut accéder à de nombreux treks mais aussi aux pistes de ski. Notre première randonnée en Nouvelle Zélande fut dans ce décor majestueux avec en toile de fond les volcans, la lande vallonnée et les montagnes enneigées. Émerveillement assuré !

Turangi, la capitale de la pêche à la truite

Petite ville endormie à 30 minutes de Taupo, elle bénéficie d’une réputation mondiale. En effet, les eaux de la rivière sont très poissonneuses et la pêche à la truite est l’activité reine. Un bon repas en perspective ! Nous partons donc à la recherche d’un restaurant pour en déguster une. La truite semble absente des cartes des restaurants. Nous apprendrons plus tard que pour en manger une, il faut l’avoir pêcher ! Et pour cela, il faut déjà être un pêcheur aguerri, détenir un permis de pêche et avoir de la chance ! Pas gagné pour notre dégustation ! A défaut, nous nous régalerons du plat principal en Nouvelle Zélande : le fameux « fish and chips ». On ne vous cachera pas que l’art de la gastronomie soit un critère pour apprécier la Nouvelle Zélande.

Rotorua

Située à 1 heure de Taupo, la ville de Rotorua est réputée pour sa géothermie. En effet, les sols de la région ont une activité géothermale très intense. Bien décidé à observer le vivant de notre Terre, nous partons en direction du parc géothermique de Wai-O-tapu. A peine arrivés, nous faisons demi-tour. En effet, on se serait cru dans un parc d’attraction. A la place de voir Mickey, les visiteurs peuvent approcher des fumerolles, des lacs de boues chaudes ou encore des geysers. Il est vraiment dommage que l’homme s’approprie ces merveilles de la nature pour en faire du business. De plus, l’entrée est cher ! Nous avons seulement profité de l’odeur d’œufs pourris, symbole de l’activité géothermique de la Terre !

Direction la splendide région des Coromandels

Nous prenons la route cette fois en direction du nord… à l’ouest d’Auckland.

En chemin, nous nous arrêtons à Matamata, lieu désormais célèbre grâce au petit village des Hobbits du film « Le Seigneur des anneaux », plus connu sous le nom de « Hobbiton ». Les décors sont vraiment très bien conservés. L’atmosphère créée est envoûtante et invite à revisionner la trilogie avec plaisir. Vivre dans ce genre de décor n’est pas pour déplaire : c’est vallonné, verdoyant, petites maisons charmantes avec beaucoup de détails… rien est laissé au hasard. Il faut compter à peu près 3 heures de visite. Il est préférable de réserver directement sur Internet car le site est vraiment prisé… la guide nous disait que ce n’est pas majoritairement des fans de la trilogie qui y viennent mais plus l’occasion de rêver. La visite se termine par un verre à la taverne du « Green Dragon ».  Pour peu, on imagine les folles soirées que les hobbits pouvaient passer dans cette jolie taverne. Il y a le feu de cheminée qui brûle. C’est génial !

Arrivés dans les Coromandel, nous avons trouvé un petit paradis, perdu dans la nature, chez Sean et Maree. Nous logeons sur les hauteurs de Thames qui est en quelque sorte la porte d’entrée de cette péninsule aux multiples trésors. Avec son petit air de far west, la ville a gardé le même visage qu’au moment de la ruée vers l’or des années 1850. Notre imaginaire est en pleine activité et nous sommes émerveillés de découvrir les traces de cette intense exploitation de la Terre pour en extraire ce précieux métal. D’énormes trous sont actuellement encore accessibles et le sol est un vrai gruyère. De belles randonnées sont possibles… certaines plutôt sportives ! mais elles valent le détour car on est récompensé par la générosité de la nature.

Nous avons vraiment été charmé par cette région qui nous a fait nous questionner sur notre envie d’y rester pour un petit bout de temps. C’est un petit coin de nature magnifique avec un littoral escarpé, recouverte de forêts et de montagnes.

Nous avons bien profité de notre semaine sur place pour visiter des lieux emblématiques comme « Cathedrale cove », symbole de la péninsule des Coromandel. Il s’agit ni plus ni moins d’une plage où il est clairement très dangereux de se baigner tant les courants sont violents. Ce qui en fait l’attrait ce sont les voûtes de calcaire érodées par le vent et la mer pour former une sorte de cathédrale. Pour y accéder, il faut marcher à peu près 45 minutes depuis la plage sur un joli sentier en haut de falaises qui longent la mer. Vue panoramique sur le littoral époustouflante ! Sur les derniers cent mètres, il faut descendre d’abruptes escaliers (qu’il faudra remonter par la suite, hein ?). Bref, ce n’est pas la plage la plus accessible. Le paysage pour atteindre cette plage est certes très photogénique, la cathédrale « naturelle » est belle. Mais malheureusement, ce site attire trop de monde. Impossible de faire une photo sans personne dessus !

Nous avions prévu par la suite de nous rendre aux fameuses « hot beach water ». Sur cette plage, on peut se créer un petit spa naturel en creusant dans le sable et de l’eau chaude en jaillit. Cette plage est située non loin de « Cathedrale Cove ». Nous avons choisi de passer notre chemin !

Une autre plage nous avait été recommandée pour la beauté naturelle de sa baie. Il s’agit de « New chums beach ». A première vue, elle ne se trouve pas facilement. En effet, il faut compter à peu près 45 minutes à 1 heure pour y accéder depuis le parking. Et pour la trouver, il ne faut pas avoir peur de marcher sur des rochers glissants, pour ensuite randonner dans une jolie forêt à flanc de falaise. Il faut faire attention aux horaires de la marée pour pouvoir accéder à la partie avec les rochers. La baie est effectivement très jolie avec sa longue étendue de sable blanc. Une nouvelle fois, nous ne pourrons pas nous baigner, tant les rouleaux sont impressionnants. Seuls les surfeurs-randonneurs s’y adonnent avec plaisir. La plage est peu fréquentée et vous comprenez maintenant pourquoi… bref, à découvrir aux détours d’une bonne marche… mais n’attendez pas à vous y baigner.

Comme à notre habitude, nous avons fureté pour découvrir des endroits préservés du tourisme de masse. Et nous sommes tombés sur quelques pépites. Notre coup de cœur se porte sur le village de Opoutere qui abrite un nature sauvage de toute beauté. La plage, qui est une nouvelle fois un paradis pour surfeurs, est accessible après avoir traversé une forêt de pins… ça nous a drôlement rappelé les paysages landais !

Sinon, dans le village de Kuaotunu, nous avons déjeuné dans un restaurant très sympa à l’ambiance conviviale. Ici, pas de chichis… on s’installe où on veut ! et on passe commande directement au comptoir. Une fois payé, on nous attribue un numéro de table. On discute avec ses voisins en attendant son plat… délicieux. Luke’s kitchen vaut vraiment le détour si vous êtes dans les parages.

Dans les gorges de Karangahake, nous cherchions un sentier de marche pour traverser certains sites historiques de l’époque minière… Et le hasard fait bien les choses puisqu’en chemin, nous tombons sur une jolie cascade où il est possible de se baigner. Il fait très chaud ce jour là et nos maillots de bain sont dans la voiture. Ni une ni 2, nous voilà sous la cascade… un super moment improvisé comme on les adore. Le lieu est connu des locaux essentiellement, qui viennent en fin de journée y boire l’apéro. Il s’agit des Owhaoroa falls (pour ceux qui veulent passer un agréable moment).

Après une semaine à collecter de beaux souvenirs est venu le temps de nous diriger vers la dernière destination de notre périple Néo-zélandais.

Le « Northland », berceau de l’âme maorie

C’est l’endroit où nous avons vu le plus de Maoris. Pour preuve, cette région fut le théâtre de la naissance du pays. A Waitangi plus précisément se situe le lieu où le traité entre les chefs Maoris et les représentants de la Couronne britannique a été signé le 6 février 1840. Ce traité a marqué la naissance de la Nouvelle Zélande. En le signant, les chefs maoris ont reconnu officiellement la souveraineté de la reine d’Angleterre sur la Nouvelle Zélande. Le lieu de la signature est devenu un musée que l’on peut visiter. Le temps d’une après-midi, on y apprend de nombreux faits sur la création de la Nouvelle Zélande. Temps fort de la visite : une performance culturelle accompagné de danse et de musique. Premier spectacle pour notre petite exploratrice qui n’en a pas loupé une miette ! Même pas peur des guerriers faisant le Haka…

Sinon, nous avons trouvé que dans le northland, les paysages étaient plus tropicaux que dans le reste du pays. Il parait aussi que les températures y sont plus douces toute l’année

Le seul péage de toute la Nouvelle Zélande

Pour accéder à la partie la plus au nord de l’ile du nord, les conducteurs doivent s’acquitter de 2,4 dollars. Ici, pas de postes de péages, le conducteur paye directement sur internet dans les 5 jours ! Nous avons vraiment été admirablement surpris par l’état des routes impeccables, surtout qu’elles sont toutes gratuites. On a vraiment des progrès à faire en France au regard du prix exorbitant des nombreux péages !

Whangarei et sa région

Nous avons posé nos bagages une semaine chez Ala et Slawek dans une magnifique maison, donnant sur la verdoyante campagne néo-zélandaise. Une nouvelle fois, nous avons été inspirés pour notre futur cocon et le mode de vie que nous voulons mener. Sinon, la région possède de nombreux sites naturels à explorer.

La Tutukaka coast regorge de magnifiques plages de sables blancs aux eaux émeraudes, sans vagues. L’eau en revanche y est assez froide ! Une belle randonnée nous a amenés depuis la baie de Matapouri  à la jolie crique de « Whale Bay » où nous avons pique-niqué.

Les Whangarei falls, de 26 mètres de haut, sont facilement accessibles depuis le centre-ville de Whangarei. Une marche de 2 kilomètres dans une forêt de Kauri (ces arbres vieux de plusieurs siècles) est bien sympathique.

Tout au long de nos différentes randonnées, nous sommes accompagnés par une multitude d’oiseaux dont le fameux « Fantail » qui a la particularité de rechercher le contact humain. Et pour cause ce n’est pas sans arrière-pensées. En effet, le petit malin a repéré que nos pas soulèvent des petits insectes qu’il peut grignoter aisément en suivant notre passage. Nous qui pensions nous être faits de nouveaux amis !

2ème étape dans notre périple dans le northland : direction le Cape Reinga

Il s’agit de la pointe la plus au nord de l’île du nord. Nous pénétrons au cœur de la culture maorie. Nous serons accueillis chez Denise, une hôtesse hyper accueillante, qui nous a vraiment touchés. Sa connaissance de la région nous a permis de faire de belles balades.

En direction du Cape Reinga

Les paysages sont vallonnés, les animaux y broutent paisiblement cette herbe verte et grasse. On pourrait croire qu’un peintre est venu sur ce coin du monde y mettre toute sa créativité. Un peu avant d’arriver au Cap, la plage de Rarawa offre un paysage splendide d’étendue désert de sables blancs, aussi fin que de la semoule.

Petit air de bout du monde, nous nous laissons subjuguer par toute cette beauté sauvage. Cette région des confins du nord nous offre plein de magie. De plus, c’est un lieu chargé de croyances. Pour les Maoris, c’est « le point de passage des morts ». La légende raconte qu’après la mort, tous les esprits voyagent le long de la plage pour descendre le long de l’unique arbre à l’extrémité du site, vieux de 800 ans. C’est en glissant le long de ses racines que les âmes pénètrent dans l’autre monde (reinga). Cette pointe de l’île du Nord est aussi le lieu où se rejoignent la mer de Tasman et l’océan pacifique. Un endroit réellement envoutant et magique !

La péninsule de Karikari le temps d’une journée

Cette baie vaut vraiment le coup d’oeil. Le temps d’une journée, nous sommes ébahis devant tant de beauté. Les paysages sont grandioses. Les plages sont désertes ce qui permet à Fabrice de s’adonner à sa nouvelle passion pour le « kikini ». L’objectif : se baigner tout nu et kiffer sans être vu ! Quel bonheur d’avoir la sensation que cette nature nous appartient le temps d’un instant. Ces étendues de sables fins et blancs intactes, ces eaux turquoises sans personne. Le bonheur absolu que nous vivons tous les 3 ! La magie du voyage opère. Nous sommes heureux, épanouis, chanceux.

Avant de rentrer retrouver Denise, nous nous arrêtons pour une balade instructive dans le « Gumdiggers parc and ancient buried kauri forest ». C’est un lieu très sympa pour comprendre un peu mieux comment la résine des arbres Kauri a été exploitée au 19eme siècle. Encore une fois, nous étions seuls dans cette nature pleine de charme. Le propriétaire de ce lieu est également un collectionneur d’ambre.

Voici l’heure de quitter ce pays que nous avons sillonné pendant presque 7 semaines… nous y avons découvert une nature sauvage, une faune variée, des habitants très accueillants… le combo magique pour des vacances réussies. C’est le cœur lourd que nous quittons ce pays. C’était un rêve de venir le visiter… nous avons déjà envie d’y retourner.

A bientôt les explorateurs !

L’heure est venue de nous envoler vers la Nouvelle Calédonie, à seulement 2h30 de vol d’Auckland.  

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2 Comments

  • Reply Chrystelle

    Quelles belles photos !
    Ca donne vraiment envie d’y aller !
    Continuez à vivre votre rêve.

    04/04/2019 at 21:17
  • Reply Orlane

    D’après les photos et les commentaires, j’ai très envie de visiter l’île du Nord de la Nouvelle Zélande. Les images de paysages sont splendides.
    Quel dommage qu’il n’y ait pas d’illustration de kikini 😂.

    04/04/2019 at 18:55
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