Follow me:

Que donner à manger à son bébé quand on voyage ?

Je m’en faisais une montagne avant de commencer notre périple. Ça trottait dans ma tête : « Que vais-je donner à manger à ma petite chérie ? Il faut absolument que j’emporte un stock de ses bouillies bio préférées ? Redescends sur terre, je n’ai pas assez de place ! » Bref, ce fut un vrai casse-tête. Comment nourrir notre petite exploratrice, moi qui prône le manger sain, bio et végétale ?

Depuis sa naissance, Mila est allaitée exclusivement et dès ses 6 mois, nous avons introduits progressivement des aliments que je cuisinais essentiellement. Étant quasiment végétarienne, je ne lui ai jamais proposé de viande dans ses repas et surtout, tout ce que je lui cuisine est entièrement bio. Je me doutais bien que cet aspect allait être mis à mal lors de notre voyage, notamment en Asie où la notion de bio n’existe presque pas et où les légumes et les fruits sont bourrés d’OGM et de pesticides.

Plusieurs étapes ont jalonnées notre voyage

Quand nous avons débuté notre périple, Mila avait tout juste 13 mois. Premier obstacle à surmonter :  elle refusait catégoriquement d’ingurgiter des purées avec des morceaux. Dans nos bagages, impossible d’amener mon mixeur. A mon grand regret ! il fallait faire des choix car c’est papa qui gère les presque 50 kilos que nous nous trainons. Du coup, nous avons privilégié les logements où je pouvais avoir accès à une cuisine et idéalement équipée d’un mixeur ou blender. J’ai ainsi pu lui concocter des purées et compotes avec des légumes et des fruits « pas bio ». J’ai fait une croix sur tous les super aliments que je rajoutais à ses préparations (adieu Spiruline, graines en tout genre et épicerie bio). Et malgré tout, elle a mangé et a continué à grandir comme un champignon !

Conseil principal : trouver un logement où vous aurez accès à une cuisine pour être autonome

Dans les lieux où nous n’avions pas de cuisine, nous avons cherché des petits pots industriels. Allait-elle accepter de les manger, elle qui a été habituée au fait maison ?

De toute façon, la question ne s’est pas posée au Sri Lanka car nous n’en avons pas trouvés dans les supermarchés. En Thaïlande, à Bali, en Nouvelle Zélande et aux Etats Unis, ce fut mission réussie. Nous n’avons même pas tenté au Japon car tout était écrit en japonais et je ne me voyais pas lui donner quelquechose d’inconnu. Mais cela nous a coûté cher et surtout c’était extrêmement sucré et peu nutritif. Il a fallu que je passe outre mes principes écologiques pour pouvoir la nourrir d’une « délicieuse » bouillie de marque que je boycotte habituellement en France mais qui sont implantées dans tous les pays ! Et à mon grand regret, elle les a adorées !

Sinon, nous lui avons proposé régulièrement de goûter nos plats (quand ils n’étaient pas épicés) et ce fut généralement un succès. Parcontre, nous avons dû faire une croix sur le principe « bébé ne mange ni sel, ni sucre ».

Notre petite exploratrice a même goûté les insectes grillés !

Maintenant, elle a presque 20 mois et mange comme nous, les épices en moins ! Quoique certains plats légèrement épicés ne lui déplaisent pas, bien au contraire.

Premier Pad thai !
Mila raffole de la street food sri lankaise !

Enfin, avant 2 ans, les bébés ont toujours besoin de lait… infantile ou maternel. Pour notre part, Mila est toujours allaitée et cela est vraiment pratique et rassurant. Elle a ainsi tous les nutriments essentiels et bénéficie encore des anticorps de maman. Nous avons rencontré une famille qui donnait du lait en poudre à leur bébé de 8 mois et ce fut une expérience difficile. Les parents ne trouvaient pas la même marque que dans leur pays et donc étaient obligés de changer régulièrement de lait car leur bébé n’e tolérait pas. Résultat : des petits problèmes digestifs et des moments de panique.

Pour ce qui est de la boisson, nous refusons catégoriquement les sodas et autres jus de fruits industriels. Trop sucré et sans aucun intérêt nutritionnel avec les risques d’addiction au sucre et de caries dentaires.

En revanche, nous lui faisons découvrir toutes les saveurs des fruits. En Asie, elle a découvert les fameux jus de fruits tropicaux (papaye, ananas ou encore mangue). Et une chose est sure : elle sait apprécier le bon… impossible de lui faire avaler un jus coupé à l’eau. Elle a le palais déjà bien affiné car les jus 100% fruits sont ingurgités en moins de temps que pour les faire !

Nous lui avons également fait goûter l’eau de coco fraiche et ce fut un franc succès. Ce qui est vraiment un bon point car cette eau est hyper riche en nutriments et minéraux.

Enfin, nous avons amené un purificateur d’eau de la marque Berkey® pour avoir toujours une eau exempt de bactéries et autres métaux lourds ou résidus médicamenteux. Le Berkey purifie facilement l’eau du robinet et est si performant qu’il peut purifier de l’eau brute non traitée comme la pluie, l’eau des rivières, des puits, des lacs… De plus, argument non négligeable, avec le système Berkey®, un litre d’eau revient à 0,005 €. Des nombreuses économies réalisées sans compter l’impact positif généré en n’achetant pas de plastique. Nous en sommes pleinement satisfaits. Nous l’avons utilisé tout au long de notre voyage et aucun de nous 3 n’a été malade… pourtant de nombreux pays dans lesquels nous avons séjourné n’ont pas une eau dite « potable ». Et au final, il ne pesait pas si lourd que ça… à peine 1 kilo.

En conclusion, nourrir son enfant quand on voyage demande beaucoup d’ajustement, de lâcher prise et de tests… la maman a tendance à paniquer et le papa à rassurer ! C’est généralement le cas dans toutes les familles qui voyagent. L’allaitement est certes contraignant pour la maman mais c’est vraiment hyper rassurant et très pratique quand on voyage. Le sein est également un excellent moyen dans l’avion pour endormir son bébé.

En espérant que ces éléments vous permettront de franchir le cap car voyager avec son enfant (que ce soit sur du long court ou juste le temps de quelques jours), c’est vraiment du bonheur. Le voir se confronter à la nouveauté, à l’inconnu lui apporte une énorme richesse pour son développement futur. Sans parler de l’oreille qui s’aiguise pour la pratique des langues étrangères…

Si vous avez des questions, nous serons ravis de pouvoir vous apporter notre éclairage sur la question du voyage avec les enfants.

Si vous voulez que l’on aborde certains thèmes, faites nous le savoir.

A bientôt les explorateurs !

Previous Post

No Comments

Leave a Reply